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A qui ressembleras-tu ? Seras-tu chevelu et potelé comme ta petite grande sœur ou dégarni et longiligne comme ta grande grande sœur ? Si tu savais dans quelle famille de zozos tu arrives ! On y crie, on y rigole, on y râle, on y chante, on se chamaille. J’espère que tu aimes l’expression orale, la théâtralité : c’est notre marque de fabrique ! Nous t’attendons tous les quatre. Ton Papa t’imagine à son image : sportif, insubordonné, et bon vivant. Ta petite grande sœur te voit comme une poupée. Elle s’impatiente de pouvoir te câliner et te choyer comme une petite maman. Ta grande grande sœur se sent investie d’une mission de guide et de gourou !
Et moi, ta maman, je n’arrive pas à t’imaginer. Je vois beaucoup de jolis petits garçons ou de bébés craquants. Je me dis que si tu leur ressemblais tu serais magnifique. Mais dans le fond, je sais que quelque soit la forme de ton visage, la grosseur de ton nez, le nombre de tes cheveux, et les éventuelles petites imperfections, tu me plairas. Parce que je ne cherche pas d’enfant idéal. Et je sais qu’avant tout c’est la relation qui compte. On raconte que l’on a une représentation de l’enfant attendu. Moi, je n’arrive pas à la définir, je n’arrive pas à t’imaginer physiquement. En revanche, j’arrive très bien à ressentir et à imaginer la relation privilégiée d’un nouveau né à sa maman. J’imagine les tétées de nuit, dans le silence et le calme, ce moment où nous ne faisons qu’un. Je sais cette bulle que l’on devra se construire pour nos quelques minutes en tête à tête juste avant de dormir. Je sens ton odeur de bébé et ton souffle dans mon cou.
Viens petit Berlingot. Six mois et demi que tu es en moi, et l’envie de te connaitre grandi en moi. L’envie de ta naissance est maintenant plus importante que celle de te porter en moi. Même si je sais qu’il reste encore 2,5 mois avant ton arrivée, j’ai envie de te connaitre. A très bientôt petit Berlingot.